Interview de François, fondateur du site co-rider.fr

Le surf est indissociable à une pratique outdoor respectueuse de l’environnement. Sans entrer dans une caricature du hippie qui vit dans les bois, mange que des fruits, fume de l’herbe et surfe la journée, il faut bien reconnaitre que la communauté surf est soucieuse de l’environnement. Et pour cause, mère nature est notre terrain de jeu. La pratique du co-voiturage fait parti de ces modes de transport « green » et qui pourtant ne datent pas d’hier.

Avant Internet, il suffisait de se caler sur le bord de la route avec sa destination sur un bout de carton, et bien sur s’armer de patience avant qu’un gentil automobiliste s’arrête. Maintenant on réserve sa destination en un clic, et on connait même à l’avance le profil de la personne avec qui on va faire la route.

Mais je suis sûr que vous vous êtes déjà heurté à ce problème en réservant votre co-voit : « Non je n’aurai pas de bagages, par contre il y aura une planche de surf, une combinaison trempée et je vais sentir la marée, ça dérange pas ? Allo ? Allo ? ». Depuis 2015, un site de co-voiturage règle ce problème, c’est co-rider.fr

Nouveau site en plein boom, faisant parti de ces startups françaises à la mode, je suis allé poser quelques questions à François Naud, le fondateur du site. Histoire de recueillir quelques bonnes vibes qui sentent bon la wax et pas la pollution.

co-rider

Tout d’abord peux-tu te présenter pour les lecteurs ?

François, je suis né à Bordeaux, j’ai fait mes études puis j’ai travaillé en Bretagne où j’ai beaucoup surfé (Lorient, Brest…) pour revenir sur Bordeaux il y a maintenant 5 ans. Une eau plus chaude, plus de sable, moins de cailloux et c’est ma ville natale.

Peux-tu nous présenter le site co-rider.fr ?

Co-rider.fr est un site de covoiturage dédié aux sports de glisse: Surf, Ski, Snow, Skate, Kite… En 2 clics, partage ta voiture ou réserve une place dans une session pour surfer plus, moins cher et en faisant de nouvelles rencontres.

Peut-on se déplacer dans toutes les villes/spots ?

Oui il est maintenant possible de partir de n’importe où en France, nous nous sommes lancé sur Bordeaux et son agglomération avec en parallèle une campagne de vote pour savoir où le service était demandé et apprécié. Nous avons eu une mobilisation générale sur le territoire ce qui nous a poussé à rapidement ouvrir partout. Il est possible de mettre une destination (ville d’arrivée) à l’étranger pour les trips mais le départ ne peut se faire que de France actuellement… En terme de spot, Il est possible de définir le lieu précis en route pour ne pas afficher publiquement à quel endroit nous allons pratiquer.

Comment vous est venu l’idée du site ?

Co-rider.fr est né d’une discussion entre live-ocean-data.com (un site de prévision météo créé par Matthieu et Jérome) et Goomen Conseil (BE environnement dirigé par François). Notre objectif : intégrer une démarche responsable dans la glisse en s’attaquant aux actions les plus impactantes pour l’environnement, comme les déplacements vers les spots de pratique en véhicules personnels. Rapidement, l’idée de sensibiliser sur l’impact d’un trajet en voiture a débouché sur un autre questionnement : comment aider la communauté glisse à covoiturer et bénéficier de tous les avantages induits, tels que le partage des frais et la possibilité de surfer davantage et dans de meilleures conditions ? Nous avions une idée bien précise du site que nous voulions mettre en œuvre : réactif (pour intégrer-créer une session en deux clics), simple d’utilisation et convivial.

N’avez-vous pas peur que l’encombrement du matos (planches de surf par exemple) nuise au co-voiturage de riders car il y a peu de place dans une voiture ?

Nous savons que le remplissage des véhicules sera moins important que pour du covoiturage classique, aujourd’hui l’optimisation des véhicules est proche de 4 personnes par trajet, nous nous positionnons avec Co-rider à 2,5 personnes par session en prenant en compte le matériel. C’est aussi pour cela que nous développons des partenariats de locations de matos ou de gardiennage de planches avec Gérard Dépeyris à Lacanau (Gironde) pour être plus nombreux par véhicule et que la session revienne de moins en moins cher.

C’est aussi cela qui nous différencie du covoiturage classique, présentez vous pour un covoit avec un sac à combi mouillé salé sablé avec votre planche ça risque de grincer…

Vous êtes vous heurté à des personnes contre ce projet car il incite à l’augmentation des surfers au line-up ?

C’est une remarque que nous avons entendu mais elle est rare car l’objectif n’est pas de ramener plus de personnes à l’eau mais plutôt qu’il y est moins de voitures sur le parking.

Au contraire à d’autres très enthousiaste car c’est une belle évolution écologique ?

La démarche responsable est la cerise sur le gâteau car les axes majeurs d’engouement pour le projet sont surtout de pouvoir surfer plus et moins cher, de trouver dès que nous sommes disponible et pas forcément en même temps que ses potes le moyen d’aller rider. Il est possible de faire des rencontres en allant surfer le tout en préservant le milieu naturel, c’est parfait.

Comptez-vous développer des partenariats dans le milieux de la glisse ?

Nous sommes déjà en partenariat avec N’py (forfaits, locations matériel…) , la Fédération Française de Surf (compétitions, événements, clubs) , des écoles de surf et des shapers mais nous étendons les bons plans aux cableparks, surfparks… et aux événements glisses.

Peux-tu nous présenter l’équipe ?

Anne Lavédrine / Graphisme, Web design

Matthieu Verten / Développement et intégration web (CTO)

Jérome Verten / Développement et intégration web

Moi même, François Naud / Développement d’affaires, lien développement durable (CEO)

photo_equipe

As-tu des anecdotes un peu fun d’utilisateurs de co-rider.fr ?

Les anecdotes ce sont les rencontres, il y a certains profils qui ont du succès, beaucoup de succès et ils auraient besoin d’un minibus pour accepter toutes les propositions de passagers…

Raconte nous le dernier gros délire de l’équipe Co-Rider ? 

Nous avons des stagiaires ingérables… Ils sont tellement à fond sur le développement de Co-rider.fr que l’on a du mal à les freiner…

Merci François d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. En plus d’un site Internet plutôt bien fait et agréable, la team co-rider est aussi sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Qui d’entre vous a déjà testé ?